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Une atmosphère
Le spectateur doit s’immerger dans la vie du personnage principal, Coumba, pour qu’il comprenne sa réalité. Pour cela, je privilégie une certaine manière de filmer: je privilégie le gros plan, des plans étouffants qui ne laissent pas respirer le spectateur. La caméra sera toujours placée à hauteur du regard des personnages. Pour donner le sentiment de familiarité. La caméra sera toujours très proche des personnages. Créer un effet de caméra témoin d’un événement. C’est comme si le spectateur vivait le moment en même temps que le personnage. Recréer l’idée qu’on est dans la vie réelle. Donc les plans ne vont pas forcément être tournés avec un trépied, on utilisera un tournage à l’épaule. Je souhaite accentuer sur plusieurs moments dans ce film: le silence, l’intériorité. Je veux donner au film une atmosphère intimiste.
Je veux recréer dans ce film une atmosphère où l’eau, le mouvement, la manière dont les personnages se meuvent entre rêve et réalité sont cruciaux. Cette atmosphère révèle l’état d’esprit de Coumba. Quant à la lumière, il s'agit de travailler sur des éclats de lumière: les plans sont ultra lumineux, la clarté est saturée. Créer un jeu avec la lumière qui transperce les plans pour donner cet effet d’éblouissement, de violence, de perte de connaissances et enfin d’espoir. La colorimétrie est vive et acidulée. La nature tient un rôle dans ce film, car c’est elle qui résout les problèmes. Donc je souhaite accentuer sur une nature onirique ou le vert domine, ou les sons des animaux, des arbres qui bougent. Les éléments qui seront filmés dans cette nature seront filmés en macro. C’est une manière d’insister sur le faite qu’on entre dans un autre univers. C’est comme si on traverse un miroir : le personnage rentre au tréfonds de lui-même. Il se découvre tel qu’il est, sans phare. Au départ la nature s’empare de la personne principale, presque à l’étouffer. Les arbres touffus l’encerclent littéralement. On est dans l’ombre, dans la noirceur. Le personnage principal suffoque, résiste. Et peu à peu, en avançant dans les témoignages, la nature relâche son étau, la lumière perce les arbres puis finit par illuminer le lieu. La peur, l’angoisse dont il est aussi question dans ce film est symbolisée par le rouge. Il doit aussi représenter le pouvoir que l’un exerce sur l’autre.